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Notice
Identification et lieu de conservation
IDC2255
TitreAuguste Charles Cesar FLAHAUT DE LA BILLARDERIE à CONDORCET - [21 août 1790] (Paris, Bibliothèque de l’Institut de France, Ms 867, f. 39-40)
Document de référenceOui
Statut éditorialLettre retenue
Nature du documentOriginal
Lieu de conservationParis, Bibliothèque de l’Institut de France
CoteMs 867, f. 39-40
Intervention(s)
Expéditeur(s) et destinataire(s)
Instrument d’écriturePlume trempée dans l’encre noire
Note(s) intervention(s)

Lettre non signée.

Dates
Date indiquée par le scripteur[non]
Datation[21 août 1790]
Papier et cachet
Description sommaire du papier

Bifeuillet in-4°, vergé écru, filigrané.

Référence(s)
Imprimé(s)
Textes
Incipit

Je fais mille tendres compliments á Monsieur le marquis de Condorcet, je prends le parti de luy ecrire ce petit mot

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Transcription

[39 r] Je fais mille tendres compliments á Monsieur le marquis de Condorcet, je prends le parti de luy ecrire ce petit mot dans la crainte où je suis de ne le pas trouver chez luy, et croyant devoir luy1Lire le. prive de ce que je viens d’apprendre, et qui <par [?]> ce me semble est fort contraire á nos interets communs.

Un de mes amis a vu hier au soir quelqu’un qui luy a dit qu’il avoit eté question à l’assemblée nationale du Jardin du Roy, qu’on y avoit parlé de la place de M. de Faujas, et de celle de M. de La Marck ; A cette occasion on a d’abord proposé de les supprimer, quelqu’un a parlé en leur faveur, et on a dit que ces places n’etoient pas des places perpetuelles, et qu’elles ne faisoient pas des parties essentielles de l’etablissement, et que les personnes qui en etoient pourvues avoient assez [39 v] de merite pour qu’on leur dut quelques egards alors on a dit que la place d’Intendant pouvoit être supprimée, et que sur les appointemens on pourroit conserver les deux places. M. Le Brun, a, ce m’a t’on dit defendu la place d’Intendant, et alors on a dit ou proposé de prendre sur les 8000lt qu’on laisse au possesseur de cette place les 4000lt qui forment les appointements de ces deux M.rs ; Tout ce detail est tres imparfait par ce que celuy qui l’a rendu etoit loin de la tribune et mettoit peu d’interet á la chose. Je suis on ne peut pas moins au fait de ce qui se passe á l’assemblée nationale, et monsieur de Condorcet est infiniment plus à portée que moi d’en etre instruit, nos interets sont communs à cet egard [40 r] et je le prie de s’en occuper, je crois que [le] tems presse, et qu’il faut tacher d’eviter qu’on ne prononce sur cela à l’assemblée d’une maniere aussi ruineuse. Je vais luy dire mon opinion sur les deux places en question, mais je le prie de bruler ma lettre où de me la renvoier apres l’avoie lue. La place de M. de Faujas est inutile en tout point, et peut être nuisible à l’etablissement par les qualifications que M. de Buffon y a fait donner. Celle de M. de La Marck peut être utile, mais n’est pas absolument necessaire, Je l’ai demandée pour luy á raison de ce que je croïois avantageux que la besogne dont je comptois le charger fut faite plus promptement et aussi á raison du besoin qu’il en avoit et s’il etoit supprimé j’en serois faché pour luy, mais [40 v] je pourrois proposer des moyens de faire remplir l’objet á meilleur marché sous l’inspection de M. Desfontaines. Je crois que ce qui seroit le plus avantageux, seroit qu’on fixat en gros les fonds destines á l’etablissement, et qu’on laissat à l’intendant le soin d’en regler les details avec le ministre dans le departement du quel il se trouvera. Je crois encore qu’il seroit bon qu’il ne fut pas confondu avec les autres etablissements d’enseignement qu’il restat isolé, et sous la main du Roy par ce que dans ce cas on pourra esperer plus facilement de le rendre aussi beau, et aussi utile qu’il peut être.

Au reste, je dois dire á Monsieur de Condorcet que je crois qu’il se met beaucoup d’intrigue dans cette affaire, je sais que M. l’Eveque d’Autun á cru le demêler. Je pense, tout interet personnel á part, qu’il est important de prevenir les maux qu’on veut nous faire. Si Monsieur de Condorcet veut me donner un rendez vous, où chez luy, où chez moi, je crois qu’il seroit bon que nous pussions causer ensemble. Je l’embrasse de tout mon coeur.

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