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Notice
Identification et lieu de conservation
IDC2757
TitreCONDORCET à Girolamo LUCCHESINI - 3 mai [1785] (Paris, collection particulière Charles Gourdin)
Document de référenceOui
Statut éditorialLettre retenue
Nature du documentOriginal
Lieu de conservationParis, collection particulière Charles Gourdin
Intervention(s)
Expéditeur(s) et destinataire(s)
Scripteur(s)
Instrument d’écriturePlume trempée dans l’encre noire
Signature de CondorcetLe M.is de Condorcet [trait tiré] 
Dates
Date indiquée par le scripteurCe 3 Mai
Datation3 mai [1785]
Lieux
Lieu d'écriture indiqué par le scripteur[non]
Lieu d'écriture rétabli ou normalisé[Paris]
Lieu d'écriture indexé
Lieu de destination indexé
Note(s) lieu(x)

Présent le 2 à l'Académie française et le 4 à l'Académie des sciences, Condorcet est fort probablement à Paris le 3 mais 1785.

Marque(s) postale(s)
Marque(s) postale(s)Non
Pliage d’expéditionPli non cacheté
Tarif postal[non]
Papier et cachet
Cachet de cire[non]
Référence(s)
Edition(s)

[non]

Textes

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Transcription

[1 r] Ce 3 Mai

Monsieur le <mi [?]> marquis, <v> je vous dois des remercimens pour la bonté que vous avez eue de me prevenir de la lettre <de [?]> du Roi que j’ai reçue quelques jours après la votre. J’ai cherché à bien remplir ses intentions ; mais jusqu’ici je n’ai trouvé qu’un <gramairi> grammairien : c’est M. Dupuy professeur dans l’université de Paris. Il joint au merite de bien connaitre sa langue, les langues anciennes et la grammaire celui d’une erudition très etendue et d’un esprit très Philosophique. Il a entrepris un grand ouvrage pour l’explication des Theogonies et des fables anciennes mais comme cette explication est appliquable a des fables nouvelles, il ne peut esperer de |la| publier ici, et cette raison le determinerait à se fixer à Berlin.

[1 v] Il n’y a qu’une difficulté c’est qu’il ne lui manque que 18 mois pour être émérite, qu’alors il aura une retraite de 1400lt d’une maniere très independante et qu’il la perdrait en allant à Berlin. Mais il ne serait pas difficile de lever cet obstacle, et il suffit que le Roi |de Prusse| parut le desirer et y prendre quelque interet pour obtenir une lettre ministerielle qui ordonnât à M. Dupuy de voiager en Allemagne, ou <par> |en voiage| par ordre du Roi [ce qui ?] lui donnerait le droit de conserver son titre en se faisant remplacer.

Je suis entré dans ce detail dans la lettre que j’ai eu l’honneur d’écrire au Roi. J’aurais |pu| lui proposer d’autres hommes de mérite mais celui-ci a des avantages que les autres n’auraient pas. L’habitude d’enseigner, une reputation bien acquise de bonne conduite et d’attachement a ses devoirs, l’impossibilité ou il s’est trouvé par son etat de vivre ailleurs que dans son cabinet ce qui l’empechera de regreter Paris.

[2 r] Je trouverais même un avantage dans le petit embarras dont j’ai eu l’honneur de vous parler. C’est qu’il n’aurait fait ni ne pourrait jamais pretendre avoir fait un sacrifice en quittant Paris : et que d’ailleurs sans des circonstances rares un homme de quarante et quelques années ayant un merite très réel, une conduite sage, aucune querelle embarassante ne se determinerait |pas| à quitter son pays. Il est marié mais il est sans enfans. Je n’ai pas encore de professeur de belles lettres et de Philosophie à proposer. Cela est assez difficile ici.

Si même il est absolument necessaire que ce professeur enseigne de la phisique, je n’en trouverai |peut être| aucun. Comme j’aurais eu le plus vif desir de remplir promtement <ces [?]> les ordres du roi et de les bien remplir, jamais je n’ai <ressenti [?]> plus senti combien l’amour de la petite gloire qui se distribue à Paris nous avait fait de mal.

Comment avez-vous pu soupçonner, Monsieur, le Marquis, que je n’eusse pas l’honneur de vous connaitre de réputation, je sais il y a long tems que vous êtes du petit nombre de ces sages qui s’occupent à etablir sur des principes fixes, generaux et certains l’edifice encore si peu avancé du bonheur public ; et moi je suis un de leurs admirateurs et de leurs disciples.

[2 v] Je prens la liberté en cette qualité de vous adresser un ouvrage sur l’application du calcul à la probabilité des decisions rendues à la pluralité des voix. Si |vous| avez le tems d’en parcourir la très longue préface peut être y trouverez-vous quelques vues utiles. Vous en recevrez un second exemplaire que je vous prie de présenter de ma part au chancelier du Roi, je n’ai pas l honneur d’en être connu, mais je sais que bien different de certains chanceliers, il ne trouve pas mauvais que les philosophes discutent des questions de legislation, et qu’il a même la bonté de les |y| inviter.

Agreez, je vous supplie, Monsieur le Marquis les assurances de mon inviolable et respectueux attachement.

Le M.is de Condorcet1Paraphe soulignant.

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