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Notice
Identification et lieu de conservation
IDC2933
TitrePietro VERRI à CONDORCET - 1787 (Localisation inconnue)
Document de référenceOui
Statut éditorialLettre retenue, Lettre ostensible
Nature du documentAutre
Lieu de conservationLocalisation inconnue
Intervention(s)
Expéditeur(s) et destinataire(s)
Instrument d’écriturePlume trempée dans l’encre noire
Dates
Datation1787
Référence(s)
Imprimé(s)
Textes

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Note sur l’établissement du texte : les consonnes finales « j » de certains mots ont été remplacées par des « i ».

Transcription

[3] Al Signor Maria Gio. Antonio Nicola di Caritat, Marchese di Condorcet, Secretario perpetuo della Reale Accademia Parigina delle Scienze, socio dell’Accademia Francese e accademico della Imperiale Società di Pietroburgo, delle Reali di Berlino, Stockolma e Torino, delle Società Letterarie e Scientifiche dell’Istituto di Bologna, di Padova, di Filadelfia ec.

Il Conte Pietro Verri

Voi foste amico dell’ Abate Frisi. Voi Signore avete onorato la Tomba di questo illustre Italiano nella prefazione all’ Elogio dell’ Imperatrice Regina Maria Teresa ; elogio che avete fatto pubblicare in Francese, acciochè potessero ammirare questo nobilissimo lavoro del nostro Frisi anche[4] coloro che non possedono l’Italiano1Il Sig. Marchese di Condorcet in quella prefazione dice : L’Abbé Frisi, l’un des Géomètres les plus célèbres que l’Italie ait produits dans ce Siècle… Son style est clair, noble, & simple ; il est un des premiers qui aient abandonné la manière d’écrire long tems adoptée en Italie, pour se rapprocher de la précision & de la simplicité… un commerce facile & sûr, une conversation agréable & animée, une ame faite pour sentir l’amitié rendoient l’Abbé Frisi un homme très-aimable. Veggasi Eloge de l’Impératrice Reine Marie Therese par M.r l’Abbé Frisi traduit de l’Italien à Paris chez le Roi successeur du Sieur Lottin le Jeune Libraire rue Saint Jacques vis-à-vis celle de la Parcheminerie 1785.. Frisi vi ebbe in sommo pregio, e vi amò. Egli aveva mente e cuore degni di apprezzare e il sommo ingegno vostro, e tutta la vostra virtù. I pochi uomini che s’innalzano al grado vostro diventano concittadini, e appartengono alla intera unmanità per gloria e istruzione di tutti. Le meschine rivalità nazionali non hanno alcuna forza sull’ animo di coloro che consacrati alla verità si conoscono fratelli, sebbene anco giaccia un seno di mare, o s’alzi una costiera di monti fra què due punti del globo ove apersero gli occhi alla luce. Durante il corso della vita, troppo breve, del nostro Frisi ebbi la sorte d’essere fra i più intimi suoi amici ; e sono sicuro che ponendo il vostro nome onoratissimo in fronte di queste memorie faccio quanto egli avrebbe bramato appunto ch’io facessi. Non ho pensato di scrivere l’Elogio del nostro amico, ma bensì le memorie della vita, e scritti di lui. Già da alcuni mesi l’Italia ha veduti alcuni scritti, [5] nè quali gli autori si erano proposto di farne l’Elogio ; e fra gli inconvenienti della letteratura riporremo anche questo, che dopo la morte, mentre non possiamo più difendere il nostro nome, si pongano delle macchie immaginate, col pretesto di far meglio risaltare i lumi colle ombre. In tutte le opere del nostro Frisi non si troverà tratto veruno che offenda alcuna persona ; e le di lui ceneri meritavano simile riguardo. Ma il destino degli uomini grandi è tale, che colla loro superiorità medesima si facciano, anche non accorgendosene, dè nemici. Abbiano tai produzioni quel destino che il tempo, vero giudice del merito, vorrà loro assegnare. Io non farò uno scritto Polemico ; e limitandomi a esporre i fatti della vita e degli studi del nostro grande amico, spero di consegnar nelle mani degli uomini di lettere un libro, che debba loro esser caro. Ho scritto quello che ho verificato o veduto io stesso : ho reso omaggio alla verità in tutto il mio racconto ; e rendo omaggio a Voi Signore col dedicarvelo ; lusingandomi che possa esservi gradito, perchè vi rappresenta la immagine d’un vostro distintissimo estimatore, qual fu l’Abate Frisi. Voi, Signore, avete sottomessi alla potenza del Calcolo i principi della Politica, e avete aggiunto un nuovo regno alle Scienze. Gli elementi che immediatamente determinano il bene o mal essere delle intere nazioni furono sinora abbandonati alla variabile e incerta opinione ; e voi, Signore, avete soggettati al rigore della dimostrazione i corpi politici, come il [6] movimento dè corpi celesti. Io pure anni sono ne diedi un cenno, e ne credetti la possibilità ; ma Voi con mano maestra avete eseguito l’impresa. Possano le luminose tracce che avete segnate rivolgere le menti a tali benefiche meditazioni, e le gene¬razioni avvenire onoreranno la memoria del Sig. Marchese di Condorcet come il Newton della politica. Vivete lungamente felice, Signore, giacchè non avete più bisogno ch’io vi auguri nuova gloria.

TRADUCTION

A Monsieur Marie Jean Antoine Nicolas de Caritat Marquis de Condorcet, secrétaire perpétuel de l’Académie royale des sciences de Paris, membre de l’Académie française et académicien de la Société Impériale de St Petersbourg, des Sociétés royales de Berlin, Stockholm, Turin, des Sociétés littéraires et scientifiques de l’Institut de Bologne, de Padoue, de Philadelphie, etc.

Le comte Pietro Verri

[3] Vous fûtes l’ami de l’Abbé Frisi. Vous avez, Monsieur, honoré le tombeau de cet illustre italien dans la préface de l’Eloge de l’Impératrice Marie Thérèse, éloge que vous avez fait publier en français afin que, même ceux [4] qui ne possèdent pas la langue italienne puissent aussi admirer le très noble travail de notre Frisi2Dans cette préface Monsieur de Condorcet dit : L’Abbé Frisi, l’un des Géomètres les plus célèbres que l’Italie ait produit dans ce siècle [... ?] Son Style est clair, noble et simple; il est un des premiers qui aient abandonné la manière d’écrire long tems adopté en Italie, pour se rapprocher de la précision et de la simplicité [... ?] un commerce facile et sȗr, une conversation agréable et animée, une ame faite pour sentir l’amitié rendoient l’Abbé Frisi un homme trés aimable. Voir Eloge de l’Impératrice Reine Marie Thérese par l’Abbé Frisi traduit de l’Italien à Paris chez le Roi successeur du Sieur Lottin le jeune Libraire rue Saint Jacques vis-àvis celle dela Parcheminerie 1785.. Frisi vous tenait en très haute estime et vous aimait. Il avait un esprit et un cœur dignes d’apprécier, et la hauteur de votre esprit, et toutes vos vertus. Les quelques hommes qui s’élèvent à votre niveau deviennent des concitoyens et appartiennent à l’humanité entière pour la gloire et l’instruction de tous. Les rivalités nationales mesquines n’ont aucune influence sur l’esprit de ceux qui, se consacrant à la vérité se reconnaissent frères, même s’il existe un bras de mer ou s’il s’élève une chaîne de montagnes entre ces deux points du globe où ils ont ouvert les yeux à la lumière. Durant la vie, trop brève de notre Frisi il eut la chance de faire partie de vos amis les plus intimes ; et je suis sûr que, plaçant votre nom très honoré en tête de ces mémoires je fais précisément ce que lui aurait souhaité que je fasse. Je n’ai pas eu l’intention d’écrire l’Eloge de notre ami, mais plutôt les mémoires de sa vie et de ses écrits. Déjà, depuis quelques mois, l’Italie a vu quelques écrits [5] dans lesquels les auteurs s’étaient proposé de faire son Eloge et, parmi les inconvénients du genre littéraire, nous rangerons aussi le fait qu’après la mort, alors que nous ne pouvons plus défendre notre nom, on introduit des taches imaginaires sous le prétexte que, grâce aux ombres, on fait mieux ressortir les lumières. Dans toutes les œuvres de notre Frisi, il ne se trouvera rien qui offense quiconque ; et ses cendres méritent de même d’être ainsi traitées. Mais le destin des grands hommes est tel que, de par leur supériorité même, sans s’en rendre compte, ils se font des ennemis. Que leurs œuvres aient le destin que le temps, véritable juge du mérite, voudra leur assigner. Je ne vais pas donner un écrit polémique ; et, me limitant à exposer les faits de la vie et des travaux de notre grand ami, j’espère remettre entre les mains des hommes de lettres un livre qui doive leur être cher. Ce que j’ai écrit je l’ai vérifié ou vu moi-même. J’ai rendu hommage à la vérité tout au long de mon récit, et je vous rends hommage à vous, Monsieur, en vous le dédiant, me flattant qu’il puisse vous être agréable, parce qu’il représente pour vous l’image de l’admirateur très distingué, que fut envers vous l’Abbé Frisi. C’est Vous, Monsieur, qui avez soumis à la puissance du Calcul les principes de la Politique et avez ajouté un nouveau royaume aux Sciences. Les éléments qui déterminent immédiatement le bon ou le mauvais état des nations entières étaient jusqu’à maintenant abandonnés à une opinion variable et incertaine ; et vous, Monsieur, avez soumis les corps politiques à la rigueur des démonstrations, comme [6] on le fait pour le mouvement des corps célestes. Moi-même, il y a plusieurs années, en ai donné une ébauche et ai cru à cette possibilité. Mais vous, de main de maître, avez été au bout de l’entreprise. Que puissent les traces lumineuses que vous avez marquées faire se tourner les esprits vers de telles réflexions fructueuses et les générations à venir honoreront la mémoire de Monsieur le Marquis de Condorcet comme le Newton de la politique. Vivez longtemps heureux, Monsieur, bien que vous n’ayez plus besoin que je vous souhaite de nouvelle gloire.

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