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Notice
Identification et lieu de conservation
IDC702
TitreJoseph René de GASTÉ à CONDORCET - 28 mars 1784 (Paris, Archives de l’Académie des sciences / pochette de la séance du 31 mars 1784)
Nature du documentOriginal
Lieu de conservationParis, Archives de l’Académie des sciences
Cotepochette de la séance du 31 mars 1784
Intervention(s)
Expéditeur(s) et destinataire(s)
Instrument d’écriturePlume trempée dans l’encre noire
Signature de Condorcet[néant]
Dates
Date indiquée par le scripteurle 28. Mars 1784
Datation28 mars 1784
Lieux
Lieu d'écriture indiqué par le scripteurA Bouceÿ prés Argentan en Basse Normandie
Lieu d'écriture rétabli ou normaliséBoucé
Lieu d'écriture indexé
Lieu de destination rétabli ou normalisé[Paris]
Lieu de destination indexé
Marques postales
Marques postalesNon
Pliage d’expéditionPli non cacheté
Papier et cachet
Description sommaire du papier

Bifeuillet in-4°, vergé écru, filigrané

Textes
Incipit

Il est question Monsieur le Marquis d'un bien géneral, permettés donc que je vous interrompe un Moment 

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Transcription

[1 r] Il est question Monsieur le Marquis d’un bien géneral, permettés donc que je vous interrompe un Moment et que je M’adresse a Vous, et par Vous Monsieur le Marquis a Messieurs de l’Academie pour, s’il y a lieu, instruire le Public d’une operation bien importante puisqu’elle tenderoit a augmenter le bois de chauffage dont on Vient de sentir si Vivement la Necessité dans l’hyver dont Nous sortons.

Les forges, les fourneaux, en un mot les Usines a feu par leur enorme Consommation sont Cause de la Rareté du bois et par la de sa cherté excessive, il est même presques par tout a un prix que les Manufactures ne peuvent plus soutenir ensorte qu’il faut ou que le produit des Ouvrages augmente, ou que beaucoup d’entre elles soient mises bas, l’une ou l’autre alternative ne peut que faire Un tres grand mal.

Dans les details Monsieur le Marquis, que le Mercure de France a fait de la Consommation de bois qui se fait a Paris il a annoncé, que l’on avoit agité de defendre aux Usines a feu l’emploi du charbon de bois pour y substitüer celui de terre, et qu’on s’en occuperoît.

[1 v] Les Marechaux, les serruriers, et autres petites Usines a feu se servent avantageusement et par preference dans beaucoup d’endroîts de ce charbon de terre, mais jusques a ce jour les Grosses forges les fourneaux a fer N’ont emploié que le charbon de bois qui devient si rare si cher, quelques unes ont fait des essais infructueux de charbon de terre qui ont degouté les autres : Cependant J’espere Monsieur le Marquis que Vous jugerés que puisque l’on a agité... puisque l’on doit s’occuper... et le Ne peut être que le Conseil, qu’il faut qu’il aie connoissance de la Possibilité, Or Nous l’ignorons dans la partie Occidentale de la France assès garnie de grosses forges, et alors dans Une ignorance dont il est a desirer que Nous sortions pour Nos besoins Nous Ne pouvons Monsieur le Marquis Nous adresser qu’a la source de la lumiere, l’Academie des sciences1l’Academie des sciences a été écrit en lettres de plus grande taille.. Si la Possibilité est Connüe par Vos avis Monsieur le Marquis, par ceux de l’academie, le Gouvernement publiera dans les feuilles le detail des procedés a faire pour la substitution en tout ou partie, et des operations soit pour l’arrangement interne (ce qu’on appelle Ouvrages en terme de lart) des fournaises des grosses forges des fourneaux, soit pour les soufflages, enfin [2 r] rendre la chose sensible ; J’ai eu l’honneur d’en ecrire Cette semaine a M.r le Controleur General : si au Contraire on etoit encore a la Recherche de la possibilité, interressante Comme elle est pour les Constructions de terre, Celles de la Marine, pour le chauffage, elle est bien digne d’un Corps au quel j’ose prendre la liberté d’offrir Mon profond respect, J’ai l’honneur d’être avec les Mêmes sentiments

Monsieur le Marquis Vôtre tres humble et tres Obeissant serviteur

de Gasté de Bouceÿ

A Bouceÿ prés Argentan en Basse Normandie

le 28. Mars 1784.

Je Vous demende d’avance Monsieur le Marquis la permission de Vous rendre Compte dans le Courant de Maÿ d’une Nouvelle Construction de Roüage du Moulin que je fais faire actuellement sur Ma terre, J’espere qu’une seule roüe fera Mouvoir deux trains de Meules avec plus de Moitië Moins d’eau qu’il n’en falloit Cy devant pour un seul train de Meules.

[2 v vierge]
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