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Notice
Identification et lieu de conservation
IDC731
TitreGabriel Augustin Goery MOLLET DE BRÉGEOT à CONDORCET - 3 novembre 1784 (Paris, Archives de l’Académie des sciences / pochette de la séance du 13 novembre 1784)
Nature du documentOriginal
Lieu de conservationParis, Archives de l’Académie des sciences
Cotepochette de la séance du 13 novembre 1784
Intervention(s)
Expéditeur(s) et destinataire(s)
Instrument d’écriturePlume trempée dans l’encre noire
Dates
Date indiquée par le scripteurce 3. 9.bre 1784
Datation3 novembre 1784
Lieux
Lieu d'écriture indiqué par le scripteurEpinal
Lieu d'écriture rétabli ou normaliséEpinal
Lieu d'écriture indexé
Lieu de destination rétabli ou normaliséParis
Lieu de destination indexé
Note(s) lieu(x)

Est

Papier et cachet
Description sommaire du papier

Feuillet in-4°, vergé écru, filigrané

Textes

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Transcription

[1 r] Monsieur

Ignorant encore au mois de mai la perte qu’avoit faite Votre Illustre Corps dans la personne de M.r D’alembert, je lui avois adressé le 14 du mois de mai un mémoire par le Canal de Mg.r le Mar.chl de Stainville qui m’a fait l’honneur de me répondre dans la huitaine, qu’ignorant sans-doute la mort de cet acadêmicien, il avoit renvoyé mon paquet à M.r de Marmontel. Voila quatre mois-et-demi que j’attens en vain de ce dernier L’honneur d’une réponse, quoique j’aye employé tous les moyens nécessaires pour cela. J’ai adressé mes lettres à un de mes neveux pour les porter lui-même, afin d’être sûr de la réception : après 15 visites et 7 à 8 lettres toutes inutiles de mon correspondant, cet homme de lettres lui a enfin répondu qu’il avoit Egaré mon mémoire, et que je devois m’adresser à l’académie des Sciences, sans plus…

Mon intention avoit été d’exposer sous les yeux d’un savant, dont j’avois déja Eprouvé les bontés et la complaisance, quelques découvertes, avant que de les mettre sous les yeux de l’académie.

Oserai-je esperer, Monsieur, que vous ne dédaignerez pas me tenir lieu de ce savant plein de bontés : car c’est moins en qualité de Secrétaire qu’en qualité de membre de cet illustre Corps, que je desire de soumettre à votre jugement la découverte des trois fameux problêmes de géométrie, les moyennes géométriques à l’infini, la trisection de l’angle, et la quadrature du Cercle, le tout rigoureusement géométrique, et les approximations numériques aussi parfaites possible.

[1 v] Trop philosophe, sans-doute, pour être susceptible des préjugés de l’impossibilité de la solution de ces problêmes, et trop juste pour me condamner sans m’entendre, le sacrifice d’une demie-heure vous suffira pour saisir l’évidence ou pour en voir l’insuffisance, tant les principes |en| sont simples et Elémentaires.

Je sais que l’académie fatiguée de l’inutilité de ces recherches, que tout récemment encore, le Mercure du 19 juin vient de les annoncer par M.r Papion de Tours : je n’en-ai pas plutôt été instruit, que je me les suis procurées pour en faire la comparaison avec les miennes ; ce qui n’a pas peu contribué à me donner de la confiance, vu que ce M.r a erré dans son moyen de déterminer la sécante qui doit opérer la trisection, que son principe pour la quadrature est obscur et faux, qu’enfin ses moyennes ne sont point ou sont mal démontrées. J’en ai fait une critique cathégorique.

Il m’est essentiel, aujourdhuy surtout qu’un autre m’a prévenu dans le public, que le succés de mes travaux soit reconnu, ou à jamais anéanti. C’est mon respect pour ce Corps de Savants qui est cause que mon concurrent n’a pas été prévenu ; car le 15 mai mon mémoire étoit envoyé, et le 16 juillet j’ai reçu une copie encore humide de la presse. Mais telle a toujours été et telle sera toujours ma déférence respectueuse pour la première académie de l’Europe, qu’en matiére de découverte ou de novations dans les sciences et dans les arts, elle devroit avoir la compétance exclusive du jugement : c’est conséquemment à cette façon de penser, que je veux lui soumettre l’examen de mes découvertes, avant que de les rendre publiques. Daignez cependant leur accorder cette demie-heure, pour juger si elles sont dignes de lui être présentées. Si vous consentez à ce sacrifice, accordez moi la grace de m’indiquer par quel bureau je dois vous faire passer mon paquet.

Je suis avec un profond respect Monsieur Votre très humble et très obéissant Serviteur.

Mollet de Brégeot1Paraphe bouclé. offi.r. dans les grenadiers Royaux de la Lorraine

à Epinal en Lorraine ce 3. 9.bre 1784

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