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Notice
Identification et lieu de conservation
IDC1466
TitreCONDORCET à Frédéric II - [2 mai 1785] (Paris, Bibliothèque de l’Institut de France / Ms 854, f. 404-405)
Datation[2 mai 1785]
Lieu de conservationParis, Bibliothèque de l’Institut de France
CoteMs 854, f. 404-405
Intervention
Expéditeur(s) et destinataire(s)
Lieux
Lieu d'écriture indiqué par le scripteurParis
Lieu d'écriture rétabli ou normaliséParis
Lieu d'écriture indexé
Papier et cachet
Description du papier issue de Muse

Description occurrence :
Ff. début/fin : 404-405. Type de papier : BIF062 . Bifeuillet in-2°. Dimensions feuillet : 349 x 230

Description référence :
Type de papier : BIF062. Vergé azuré, assez lisse. Épaisseur : 0,161 mm. Dimensions feuille entière :350 x 450. Filigrane : Marque : Griffon. Contremarque  : “C (coeur) PIGNION FIN / AUVERGNE 1742”. Ecart lignes de chaînettes : 25-28,5mm. Tranchefile marque : 14 mm.

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Référence(s)
Incipit

L’ouvrage que j’ai l’honneur de présenter à votre majesté traite de questions importantes

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Nature du document : brouillon (seconde version).

Inscription allographe, de la main d’E. O’Connor : Imprimée vol. 10. p. 146 (f. 404 r).

Note : au f. 405 v, se trouve une première version de ce brouillon (IDC 2921).

Transcription

[404 r] <La bonté> L’ouvrage que j’ai l’honneur de présenter à votre majesté traite de questions importantes. J’ai cru qu’il <serait> pourrait être utile d’appliquer le calcul des probabilités à l’examen de celle des décisions rendues à la pluralité des voix : et comme jai <fait [?]> <depuis ma jeunesse> toujours aimé presque egalement les mathematiques et la philosophie, je me suis trouvé heureux de pouvoir satisfaire deux passions à la fois.

Je n’ose desirer que votre majesté daigne jetter les yeux sur un discours assez long, où j’ai exposé les principes et les resultats de l’ouvrage degagès de tout l’appareil du calcul.

Mais je prendrai la liberté de lui parler de deux de ces résultats ; l’un conduit à faire regarder la peine de mort comme vèritablement injuste excepté |dans| les cas où la vie du coupable peut être dangereuse pour la societé <et je suis conduit a cette conclusion> : cette conclusion est la suite <d’une maxime> d’un principe que je crois rigoureusement vrai, c’est <qu’il> que toute possibilité d’erreur dans un jugement est une veritable injustice toutes les fois qu’elle n’est pas la suite de la nature même des choses, et qu’elle <a éte introduite avec [?]> a pour cause la volonté du legislateur. Or comme on ne peut être rigoureusement sur de ne point condamner un innocent, comme il est même très probable que dans une longue suite de jugemens il y aura un innocent condamné, il me paraît en resulter qu’on ne peut sans injustice rendre volontairement irréparable l’erreur à la quelle on est necessairement et involontairement exposé.

[404 v] Le second resultat est l’impossibilité de parvenir par le moyen <de det [?]> des formes aux quelles les decisions sont assujetties a <s’assurer> remplir les conditions qu’on doit exiger à moins <qu’elles> que ces decisions ne soient <formé[e]s> rendues par des hommes eclairés ; d’ou l’on doit conclure que le bonheur des hommes depend beaucoup plus <des lumieres> de la justesse d’esprit de ceux qui les gouvernent, que de la forme des constitutions politiques, et que <la p> plus les constitutions se rapprochent de la démocratie, plus elles sont compliquées moins elles conviennent a des nations ou le commun des citoiens manque de lumieres.

Les consequences peuvent être importantes dans <une> l’époque où nous sommes, elles montrent que ceux qui veulent vraiment le bien doivent soccuper <beaucoup> surtout de repandre des lumieres utiles dont ceux qui dirigent les affaires puissent profiter, et non pas de jetter l’inquietud[e]1La dernière lettre de ce mot est masquée par l’onglet. dans les esprits par des declamations ou des maximes d’une philosophie exagerée <. J’aurais insisté sur ces consequences> |<et que ceux> <et que les hommes qui s’interessent à la reforme des abus ont beaucoup à attendre d’un monarque qui [ ?] est [?]> qu’il y a plus d’esperance <d’obtenir> de voir la destruction des abus s’operer d’une manière tranquile dans une monarchie que dans une rèpublique,| <je n’ai point insisté> mais je n’ai point |voulu| insister sur cet objet dans un livre sorti des presses d’une imprimerie royale <par ce qu’on aurait pu croire que cette circonstance aurait [?]> <En [?]>.

< Quelques recherches sur la maniere do [?] > <Quelques recherches sur les conditions qu’on doit exiger dans les jugemens et sur la maniere de les remplir,>

<Dans [?]> <M> Je demande pardon a votre majesté <de la liberté que j’ai prise> de lui parler si longtems de mes idées, et je la supplie de ne regarder la liberté que je prens de lui presenter mon ouvrage <que> [que] comme <une> un hommage que je lui dois a tant de titres.

|J’ai reçu <les ordres dont elle m’a honoré et je negligerai rien> <les ordres dont elle m’a honoré et je serai> ses ordres relativement aux deux places de professeur 2 La fin de cette phrase aurait dû être barrée par Condorcet sachant qu’un texte quasi identique constitue la phrase qui suit.et je n’oublierai rien pour repondre a3Non pas barré mais recouvert par une tache d’encre. la confiance dont elle m’honore.| [405 r] Je n’oublierai rien pour répondre à la confiance dont votre majesté m’a honoré. Je ne puis encore lui proposer <que l’academicien destiné> <qu’un [?]> qu’un seul sujet propre à remplacer M. Thiebault <d [?]> dans l’academie et a donner des leçons de grammaire. C’est M. Dupuis. Il est professeur depuis longtems dans l’université de Paris. Sa bonne conduite et son amour du travail lui ont merité l’estime generale. Mais <il a voulu> mais son gout dominant pour l’erudition l’a conduit à entreprendre un grand ouvrage sur les anciennes Theogonie[s], sur l’origine des constellations, <en un mot sur> et il ne peut continuer ce travail ni en publier les differentes parties sans offenser <certa> des gens qui ont encore ici quelque credit. Ce n’est pas qu’il veuille attaquer les choses établies, mais il est conduit à des consequences qui ne peuvent point le4Lire se ? concilier avec les idées communes. Il n’a pu même en voilant ces consequences au hazard d’affaiblir le merite de ses recherches parvenir à une place de l’academie des belles lettres, dans cette <circonstance> position il accepterait avec reconnaissance la place vacante à l’academie et <l’e [?]> a l’ecole militaire. Un seul obstacle l’arrête, il serait dans <18> dix huit mois ce qu’on appele emèrite ce qui lui vaudrait 1400lt de notre monnoie de la maniere la plus indépendante, et il <perd> perdrait |en quittant| 18 ans de sa vie emploiés dans l’espérance de cette retraite. Mais votre majesté pourrait applanir cet obstacle <en obtenant un [?] ordre>. Les professeurs qui voiagent par ordre du roi sont remplacés et peuvent conserver leur titre, et si votre majesté paraissait y prendre quelque interet cet ordre serait <fa> aisé a obtenir. Je demande pardon à votre majesté de cette proposition mais par ce moyen elle acquerrerait un homme très capable d’enseigner la grammaire, un academicien d’une erudition très distinguèe et qui a scu <porter dans l’erudition> <porter une> y porter de l’esprit et une philosophie qui est très rare dans cette classe de savans. D’ailleurs M. Dupui quoiqu’il ait passé sa vie à Paris n’en a <point> pris ni les habitudes ni les meurs, il ne croira point ce qui arrive souvent à nos gens de lettres <qu’on ne puisse être heureux que> que le bonheur et la gloire litteraire <n’existent> existent seulement sur les bords de la Seine. |Il est marié mais sans enfans.| Je pourrais proposer à votre majesté d’autres hommes de merite mais aucun qui fut de cet ordre.

M. Beauzée dont elle m’a fait l’honneur de me parler est vieux très dévot, très flatté de sieger dans l’académie francaise, et quoique peu riche, il a pour lui et pour ses enfans des esperances qui le retiennent ici.

Je cherche un professeur de belles lettres et de philosophie, mais5Le texte s’interrompt ici.

[405 v] [IDC 2921]
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