Crédit photographique : Bibliothèque de l’Institut de France 

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Notice
Identification et lieu de conservation
IDC1926
TitreCONDORCET à LA METHERIE  - [juin 1790] (Localisation inconnue)
Document de référenceOui
Statut éditorialLettre retenue
Nature du documentOriginal
Lieu de conservationLocalisation inconnue
Intervention(s)
Expéditeur(s) et destinataire(s)
Instrument d’écriturePlume trempée dans l’encre noire
Dates
Date indiquée par le scripteur[non]
Datation[juin 1790]
Travail de datation achevéNon
Pièce(s) jointe(s) ou liée(s)
Lettre(s) « de » ou « à » Condorcet
Référence(s)
Catalogue(s) de vente
Edition(s)

OC 1847-1849, t. I, p. 327-330 / La révolution française, janv.-juin 1884, t. 6, p. 726-728 / Revue rétrospective ou Bibliothèque historique des mémoires et documents authentiques, inédits et originaux, 1836, Seconde série, t. V, p. 472-474.

Textes
Incipit

vous vous doutez bien que je ne me soucie d’aucun titre

Contenu

Condorcet déclare qu’il ne se soucie d’aucun titre, mais n’approuve pas les motions pour les détruire : « il doit être permis à tout le monde d’ajouter un sobriquet à son nom, et il n’importe qu’il soit placé avant ou après. Ne genons en rien les actions privées qui ne blessent point le droit d’autrui... ». Il cite l’exemple des Américains, et suggère « un système regulier » de nom comme chez les Romains : « Mais point de nom de Baptême, parce que la Theologie ne vaut pas mieux que la féodalité ». On a dû le calomnier : « je sais qu’une cabale qui cherche a rendre odieux ou suspects ceux qui ont le mieux servi
la cause de la liberté, me fait l’honneur de me ranger dans cette classe ». Il repousse le système des deux chambres : « je crois avoir arithmétiquement demontré que cet établissement est absurde ». Il y a des moyens de se garantir des inconvénients d’une assemblée unique ; et il n’aurait du véto royal que pour les questions de défense et de relations extérieures. Il regarde La Fayette « comme le plus sur appui de notre liberté » ; il le connaît depuis « longtems avant la revolution ». S’il estime ceux qui, comme son correspondant, ont
prouvé avant la révolution qu’ils aimaient la liberté, il ne peut que se défier de ceux « qui soutenaient il y a un an les opinions qu’ils reprochent aujourd’hui comme des crimes ». Il ne peut considérer comme des « amis de la liberté » ceux qui, notamment les planteurs et leurs amis députés, votent pour la traite des noirs et refusent la parole aux défenseurs de « la cause de l’humanité » ; ni ceux qui voudraient instaurer une inégalité électorale entre Paris et le reste de
l’empire, « Je me defie encore plus de ceux qui se plaisent dans le trouble, qui applaudissent aux violences, qui cherchent à multiplier le nombre de mécontens par des rigueurs plus nuisibles qu’utiles. Les hommes qui ont des lumieres et des talens n’ont pas besoin de tous ces moyens pour être quelque chose, ceux qui ont de l’humanité, de veritables vertus ne voudraient pas les employer. Voilà ma profession de foi. Est-ce là ce que vous appellez être un vrai jacobin ? ... ».

Correspondance de Condorcet pour Lettre(s) « de » ou « à » Condorcet (1 result)
CONDORCET à LA METHERIE  - [juin 1790] (Paris, Bibliothèque de l’Institut de France / Ms 854, f. 430 r-v)
[id:2763]
... ...
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Responsable du projet : Nicolas Rieucau. Université Paris VIII.
Projet financé par l'Agence Nationale de la Recherche (ANR)
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Dernière mise à jour: jeudi 6 mai 2021 (10:05) +
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