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Notice
Identification et lieu de conservation
IDC503
TitreCONDORCET à Antoine Pierre Joseph Marie BARNAVE - 30 octobre 1790 (Paris, Archives de l’Académie des sciences / pochette de la séance du 10 novembre 1790)
Nature du documentBrouillon
Lieu de conservationParis, Archives de l’Académie des sciences
Cotepochette de la séance du 10 novembre 1790
Intervention(s)
Expéditeur(s) et destinataire(s)
Instrument d’écriturePlume trempée dans l’encre noire
Dates
Date indiquée par le scripteurle 30 8bre 1790
Datation30 octobre 1790
Travail de datation achevéOui
Lieux
Lieu d'écriture indiqué par le scripteurParis
Lieu d'écriture rétabli ou normaliséParis
Lieu d'écriture indexé
Lieu de destination rétabli ou normaliséParis
Lieu de destination indexé
Pièce(s) jointe(s) ou liée(s)
Autre(s) manuscrit(s)
Textes

Note sur l’établissement du texte : les corrections et additions de Condorcet sont mentionnées en bleu.

Transcription

[1 r] Monsieur le Président

Aussitôt que l’Académie des Sciences a eu connaissance du Décret de l’assemblée Nationale du 8 Mai dernier, <sanctionné par le Roi le 22. Aoust>, concernant les Poids et mesures, |elle n’a pas attendu qu’il lui en fut donné une communication officielle et| <elle> s’est empressée d’en exécuter les dispositions en tout ce qui a dépendu d’elle ; <et> Tandis que plusieurs de ses membres s’occupent à déterminer, d’une maniere plus précise, la véritable longueur du Pendule et cherchent à en déduire des mesures constantes de poids de Longueurs et de Capacité, elle a chargé des Commissaires de rediger le Projet d’instruction qui doit être adressé par le Roi aux Quatre vingt trois Directoires de Département du Royaume, pour l’envoi des différentes mesures.

La discussion de ce projet d’instruction qui a eu lieu dans les séances de L’Académie, lui a fait appercevoir [1 v] que l’exécution littérale du Décret de l’assemblée nationale serait susceptible de beaucoup de difficultés, principalement pour les mesures de grains. Elle a craint que s’il lui était envoyé des étalons de toutes les mesures de cette classe qui existent dans les Municipalités du Royaume, le nombre n’en fut si considérable qu’aucun local ne fut assés grand pour les contenir et qu’on ne se jettât dans un travail immense et dans le quel il serait difficile, peut être impossible d’éviter la confusion.

L’Académie se serait fait un devoir de surmonter ces difficultés, si elle avait pu espérer, en prenant la route la plus pénible et la plus longue, d’arriver plus surément au but que se propose l’assemblée nationale. Mais elle a considéré que la plupart des mesures de grains déposées dans les Municipalités, étaient fort irrégulierement construites, que plusieurs avaient été altérées et n’étaient plus conformes aux titres de leur établissement ; ensorte que l’Académie en opérant sur de telles mesures s’exposerait à consacrer des erreurs ou des infidélités.

Elle a considéré de plus que le rapport des différentes mesures entre elles était communément déterminé avec une précision suffisante pour les besoins du Commerce, dans l’étendue des Cantons où elles sont en usage, ainsi que dans les marchés voisins : que ces rapports étaient presque toujours établis par des titres, par des Procès verbaux déposés dans les Greffes des Tribunaux ou des Municipalités, enfin par une tradition constante. Que de deux choses l’une ; ou les expériences faites à Paris par L’Académie sur les mesures qui lui auraient été envoyées par les Municipalités s’accorderaient avec les titres et avec la tradition du Pays et qu’alors elles seraient inutiles ; ou qu’elles présenteraient des différences, et qu’alors [2 r (début)] tout ce qu’on pourrait en conclure, c’est qu’il était probable que les mesures avaient été altérées.

Ces considerations ont fait penser à L’Académie qu’il suffirait de demander aux Directoires de Département et de District, des étalons des seules mesures de différentes especes en usage dans le chef lieu de chaque District, avec un Mémoire instructif sur le rapport de ces mesures avec toutes celles de l’arrondissement. Ces mémoires seraient accompagnés d’extraits de titres et de Proçès verbaux certifiés et revêtus de toutes les formes ; et les Districts n’auraient point à se plaindre, lorsque ce serait d’après leur propre détermination que les rapports des mesures auraient été fixés.

C’est dans cet esprit, Monsieur le President qu’a été redigé le projet d’instruction que nous nous proposions de présenter au Roi et dont nous avons l’honneur de vous envoyer Copie. Mais comme cette instruction est conforme à l’esprit du Décret, sans être exactement conforme à la Lettre, nous n’avons pas cru qu’il nous fut permis d’en faire usage avant de nous être assurés des dispositions de l’assemblée nationale. Daignés lui communiquer nos observations : si elle les approuve, il sera nécessaire qu’elle rende un décret en interprétation du prémier, à l’effet de restreindre les envois à faire au Secrétaire de L’Académie, à une seule mesure de chaque espece par District. [2 v]1Cf. note métascripturale : voir de l’autre coté..|L’académie des sciences a cru pouvoir se permettre de joindre à l’instruction <un> le projet du decret qu’elle prend la liberté de solliciter. Deja elle voit avec <sa [?]> joie, les vues sages de l’assemblée nationale penetrer chez les nations étrangeres, <en Amerique> dans les Etats Unis d’Amérique ou l’on s’occupait des moyens d’etablir l’uniformité des poids et des mesures, |et de <lui> leur donner pour base une unité naturelle|, M. Jefferson chargé de ce travail s’est empressé <d’apr> de substituer <au parallelle de 38> <à [?] 38 degrès> <pour> au trente huitième degrés [sic] auquel il s’etait d’abord arrêté par ce qu’il <occupe le> repond au milieu du territoire americain, celui de 45 degrès qui <est un terme moy> á été <adopté> proposé par l’assemblée nationale comme <etant> un terme moyen <en [?] [... ?]> que tous les peuples peuvent adopter. L’Espagne à <chargé un> <envoiée> envoié en France un savant charge de suivre toutes les operations relatives aux mesures qui seraient faites en vertu de nos décrets, <et d’en rendre compte à la cour> <et d’en rendre compte au gouverne> dans l’intention soit de s’y conformer |dans la reforme de ses mesures,| soit |<d’y ajouter>| de faire repeter au 45[e] degré dans l’hemisphere austral |du nouveau monde| les operations que les francais exécuteront a la même latitude dans l’hemisphere boreal de l’ancien.|

[2 r (fin)] Je suis avec respect Monsieur le Président Votre très humble et très obéissant Serviteur

Paris le 30. 8.bre 1790.

Contenu

Une commission [composée de Borda, Condorcet, Coulomb, Lagrange, Laplace, Lavoisier et Tillet de l’Ads a tâché de rédiger le projet d’instruction relatif à l’uniformisation des poids et mesures, conformément au décret de l’Assemblée nationale du 8 août [1790]. Lors de « [l]a discussion de ce projet d’instruction » à l’Ads, il est cependant apparu que l’application stricte du décret était trop complexe, « principalement pour les mesures de grains », parce que le nombre d’étalons afférents qui seraient envoyés serait trop élevé. En conséquence, l’Ads adresse un projet d’instruction simplifié limitant le nombre d’envois « à une seule mesure de chaque espece par District », ainsi que le projet de décret qui devrait y être associé. Envoie ces deux documents. L’Ads se réjouit de voir se diffuser dans le monde les principes de la réforme des poids et mesures entreprise par l’Assemblée nationale.

 

 

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