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Notice
Identification et lieu de conservation
IDC93
TitrePierre Henri SEIGNETTE à CONDORCET - 19 juin 1777 (La Rochelle, Médiathèque Michel-Crépeau / MS 783, f. 118-119)
Document de référenceOui
Statut éditorialLettre retenue
Nature du documentBrouillon
Lieu de conservationLa Rochelle, Médiathèque Michel-Crépeau
CoteMS 783, f. 118-119
Intervention(s)
Expéditeur(s) et destinataire(s)
Instrument d’écriturePlume trempée dans l’encre noire
Dates
Date indiquée par le scripteur19 juin 1777
Datation19 juin 1777
Travail de datation achevéOui
Papier et cachet
Description sommaire du papier

Bifeuillet in-4°, vergé légèrement azuré, filigrané

Textes

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Transcription

[118 r] 19. juin 1777

J’etois <à la campagne> absent lors que la lettre que vous m’avez fait l’h. de m’écrire le 2 juin <m’> est parvenue ches moi, à mon retour j’ai pris tous les moyens d’avoir journellement des Torpilles fraiches, le jour de l’arrivée de l’Empereur etant incertain. Le 16 au soir M. Le Comte de Cobenzel arriva ayant laisse l’Empereur derriere lui, je me fis annoncer à ce seig.r qui temoigna le plus grand plaisir lors que je lui parlai de la Torpille. <Je n’avois point alors> Celles que j’avois reçu etoient mortes, j’en attendois à tout moment, un orage qui survint ecarta ce poisson de la cote ; je n’en eus que le 18 au matin <au moment que> a l’instant où M. Le Comte de Cobenzel alloit partir, il differa son depart de quelques minutes et avec des Torpilles trop petites et trop foibles pour les grandes experiences, je lui fis eprouver la commotion. Je fus plus heureux pour l’Empereur qui arriva quelques heures après, j’avois reçu des Torpilles grandes, <fortes> et vigoureuses ; l’academie s’assembla, et <en pr> j’eus l’honneur de faire en presence de ce Prince ce que j’apelle la grande Experience. Je communiquai le choc par le moyen de 2 fils de fer à une chaine formèe de 5 persones isolées qui ne <communiquoient entr’elles que par une cuvette pleine d’eau qui separoit chacune de ces personnes> se [118 v] communiquoient point immediatement, mais par des cuvettes pleines d’eau placées entr’elles et dans <les quelles> l’une des quelles les 2 persones voisines trempoient un doigt. Je fis abandonner la cuvette par 2 persones qui ne communiquerent plus que par un baton de cire d’Espagne ; alors quoique <l’animal rentrat> les yeux de l’animal rentrassent et ressortissent avec vivacité, signe certain du choc qu’<ille [?]> il donna |quoiqu’une persone hors de la chaine eprouvat la commotion par les moyens ordinaires|, ceux qui formoient la chaine n’eprouverent aucune commotion <, tandis qu’>. Cette experience reussit tres bien et l’Empereur eut la bonte d’en temoigner sa satisfaction, M. Le Comte de Colloredo et M. Le Comte de Belgioso y prirent le plus grand intêret, ils me firent plusieurs questions ; j’avois deja eu l’honneur d’exposer à l’Empereur en leur presence toute ce que la Torpille presente d’interessant. L’Empereur qui n’a passé <que> gueres plus de 2. h. en cette ville, <ne put en voir> et que d’autres objets apelloient se contenta de cette experience et de quelques autres plus simples, il eprouva la commotion donnèe immediatemt par la Torpille, M. de <Belgioso l’ep> <Belgioso et M. de Colloredo> Colloredo et M. de Belgioso l’eprouverent aussi et ce dernier l’eprouva encore communiquèe par les fils d’archal. J’ai èté asses [assez ?] heureux pour que ce poisson qui ne frape que selon sa volontè souvent capricieuse ait parfaitement repondu à mes desirs, il sembloit que ses actions fussent à mon commandement.

[119 r] Voila, M., ce que vous voulez bien apeller mes experiences, et qui sont celles de M. Walsh ; j’eus occasion de voir ce Phisicien aussitot son arrivée à la Rochelle, il me fit part de ses projets, je lui procurai des facilités et je travaillai avec lui, voilà toute la part que j’ai à cette <dou [?]> decouverte, je n’ai point negligè les occasions de lui en faire honneur ; je fis inserer sur cet objet une lettre dans la Gazette de France du 30. 8.bre 1772. M. Walsh la raporte presqu’en entier dans un de ses ouvrages imprimés en anglois.

Nous connoissions, M, la faculté qu’a la Torpille de causer une commotion violente ; M. de Reaumur notre compatriote, votre confrere et le notre avoit eprouvé que cette commotion se communiquoit à plusieurs persones qui formoient une chaine en se tenant par la main. M. de Villars membre de notre acade en avoit fait l’Epreuve avec M. de Reaumur sur la cote du Poitou, et par une circonstance singuliere il avoit raporté cette anecdote dans un Eloge de M. de Reaumur qu’il prononça dans notre seance publique d’après Paques 1772, c’est à dire moins de 2 mois avant que M. Walsh vint en cette ville. Cet anglois fit des decouvertes rapides, il avoit un systeme et il le suivoit, cette disposition presque toujours contraire à la decouverte de la vèrité le conduisit de connoissances en connoissances.

[119 v] Je dois vous dire, M, que M. <de> Le Comte de C. ayant passé <ici> dans cette ville toute la journèe du 17 <il> voulut bien accepter les offres que je lui fis de ne le point abando[nner]1L’écriture de ce mot, en bord de page, n’a pas été achevée.. Parmi les objets que je lui montrai il s’attacha surtout aux Marais salans que la saison rend interessants. Je lui en fis voir la distribution et il saisit parfaitement bien <l’explication que je lui fis> <ce que je lui d> cette operation chimique < [... ?] > <des hommes grossiers> dont les agens sont le vent et le soleil.

Daignez recevoir, M, les assurances de la vive reconnoissance dont je suis penetrè. C’est à vous que je dois <le [?]> l’honneur d’avoir montré à un si grand Prince qui est en meme temps un sage, un objet digne de sa curiosité. Notre acad.e saisira avec empressemt les occasions d’entrer dans vos vues, je serai charmé en mon parti entier si vous voulez bien me procurer l’occasion de vous etre de quelque utilité.

Je suis &c.

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