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Notice
Identification et lieu de conservation
IDC1122
TitreCONDORCET à Johann Albrecht EULER - 6 mai 1784 (Saint-Pétersbourg, Archives de l'Académie des sciences / I. Procès-verbaux de séances, correspondance scientifique, etc., chancellerie de l’Académie, F. 1, op. 3, n°68, l. 73-74)
Document de référenceOui
Statut éditorialLettre retenue
Nature du documentOriginal
Lieu de conservationSaint-Pétersbourg, Archives de l'Académie des sciences
CoteI. Procès-verbaux de séances, correspondance scientifique, etc., chancellerie de l’Académie, F. 1, op. 3, n°68, l. 73-74
Intervention(s)
Expéditeur(s) et destinataire(s)
Instrument d’écriturePlume trempée dans l’encre noire
Dates
Date indiquée par le scripteurce 6. Mai 1784
Datation6 mai 1784
Lieux
Lieu d'écriture indiqué par le scripteurParis
Lieu d'écriture rétabli ou normaliséParis
Lieu d'écriture indexé
Lieu de destination indiqué par le scripteurPetersbourg
Lieu de destination rétabli ou normaliséSaint-Pétersbourg
Lieu de destination indexé
AdresseA Monsieur Monsieur Euler Secrétaire perpétuel de l'académie des Sciences, associé étranger de l'académie des sciences de Paris &c à Pétersbourg
Marques postales
Marques postalesOui
Pliage d’expéditionPli cacheté
Marque du bureau d’expéditionP [dans un triangle ouvert ; paraphes et marques diverses]
Bureau d'expédition indexé
Levée[néant]
Papier et cachet
Cachet de cireoui
Couleur de la cirerouge
Image de référence du cachet de Condorcet
Note(s) papier et cachet

Cachet couvert.

Textes
Incipit

Mon cher et illustre confrere, permettez-moi de vous temoigner d'abord quelque inquietude

Transcription

[73 r] Paris ce 6. Mai 1784

Mon cher et illustre confrere, permettez-moi de vous temoigner d’abord quelque inquietude sur votre santé. M.e la Princesse Daschaw a écrit sur votre election a notre académie à M. le Duc de La Rochefoucauld et je viens de recevoir un éloge de M. Euler par M. Fuss sans aucune lettre de vous.

J’ignore à qui je dois cet eloge. Si c’est a l’auteur daignez vous charger de lui en faire mes remercimens. La partie scientifique m’a paru très bien traitée ; il est rempli de reflexions justes, de détails touchans, et d’une tendresse bien vraie pour le grand homme que nous avons perdu. Je dis que nous avons perdu, car je vous avouerai que je ne croiais pas que la perte d’un homme que je n’avais jamais vu put me faire autant de peine. Cet Éloge fait en six semaines, dans une langue étrangere est un ouvrage vraiment extraodinaire, et qui doit donner la plus haute idée des talens de M. Fuss.

[73 v] J’ai remis <ce> l’eloge|,| que je dois lire|,| à l’assemblée de Paques 1785, afin d’avoir plus de tems pour le mieux faire. J’aurai encore celui de recevoir de vos nouvelles. Daignez ajouter encore quelques détails a ce qu’a ecrit M. Fuss. Quel est le calcul dont il parle à la page 12 un travail qui a couté un œuil à Leonard Euler merite d’être connu quelqu’il puisse être. Je voudrais aussi plus de détail sur la page 69. Je n’ai qu’une idée confuse de ce dont on y parle. Si vous avez quelques anecdotes personelles, <quelques> si vous vous rappelez quelques mots qu’il ait dits, envoiès les moi, il suffira de les remettre á M. Caillard chargé des affaires de France, s’il est encore à Petersbourg, ou à son successeur ou a notre nouvel ambassadeur <q> s’il est arrivé lorsque vous aurez tout rassemblé.

M. de Verac m’a fait present d’une silhouette de M. Euler qu’on dit très ressemblante, mais n’existe-t-il pas de buste, de portrait de lui en Russie, ne pourrait-on pas en avoir une [74 r] copie pour l’academie des sciences qui serait tres flattée d’en orner sa salle. J’ai encore une grace á vous demander. M. Euler avait commencé un travail sur les machines aérostatiques, une copie de ce travail tel qu’il est, une copie figurée de la planche sur laquelle il a écrit son dernier calcul et qu’on dit conservée dans les salles de <vos académies> votre académie <m> seraient pour moi deux presens trés prétieux.

Voila bien des choses que je vous demande mon cher et illustre confrere, sans aucun titre pour les mériter que ma vénération pour la mémoire d’un maître que je n’ai jamais eu le bonheur de voir mais qui m’a donné des marques d’estime que je ne dois jamais oublier. Agreez, mon cher et illustre Confrere, les assurances de mon inviolable et respectueux Attachement.

Le Misde Condorcet1Paraphe soulignant.

[74 v] [Adresse et marques postales]
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