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Notice
Identification et lieu de conservation
IDC1571
TitreLaurent Antoine VOLAIRE aux membres de l'Académie des sciences de Paris - 17 août 1777 (Paris, Archives de l’Académie des sciences / pochette de la séance du 30 août 1777)
Document de référenceOui
Statut éditorialLettre retenue
Nature du documentOriginal
Lieu de conservationParis, Archives de l’Académie des sciences
Cotepochette de la séance du 30 août 1777
Intervention(s)
Expéditeur(s) et destinataire(s)
Instrument d’écriturePlume trempée dans l’encre noire
Dates
Datation17 août 1777
Papier et cachet
Description sommaire du papier

4 bifeuillets in-folio, vergé légèrement azuré, filigrané

Textes

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Note sur l’établissement du texte : seules quelques lacunes sont mentionnées et comblées.

Transcription

[1 r] Messieurs.

Quand on se propose de donner Un ouvrage au public, digne du Monarque et de la posterité ; on doit si devoûé Entierement, principalement lorsqu’il à pour Baze le dessein de Contribuer au bien de L’Etat, à Celui du Commerce Et de la Navigation ; seul motif qui ma obligé à Une recherche tres Exactes et solide, Ensuite de mes Etudes mêdités & rêflechis, aprés diverses observatio[ns]1L’écriture de ce mot n’a été achevée compte tenu, peut-être, d’un manque de place sur la page. rêiterées, des Essais multipliés & le peû de Connoissance sur L’histiodromie, precepte inventé par la Thêorie et la pratique sur l’art de la marine ; & de trouver par lá le merveilleux prôbleme tant desiré que recherché, pour donner le derer periode à Cette Science : qui est Celui de trouver Les moyens de pouvoir faire à L’aide de quelque machine de mecanique, Une Estime Exacte du Chemin que fait Un Vaisseau sur mer, que l’on appelle la Longitude parcourüe dans un Certain têms avec Untel Vents et sur Untel rhumb de la Boussole ; que je Crois Sans Exagêration être L’ame de la Navigation, que jusques icy on n’a pû encore donné de [1 v] la mesurer avec précision et justesse, & que la plus part des Navigateurs ne peut donner qu’a peû prés ; même Ce ne peut-être qu’aprés en avoir fait non seulement Une longue Experience : mais des remarques Certaines et tres Exactes.

Car Ceux Versés dans l’art de la Navigation qui feront reflexions (comme je le pense) à L’inconstance des vents, à L’irrégularité des Courants, à la diversité des Vaisseaux, à la forme & à la position diverse des Voiles, à la declinaison de L’aimant, Enfin aux divers êffets qui peuvent resulter du Concours de tant de Choses irregulieres ; trouveront possible, (joint à la machine que j’ay inventée pour Ce sujet et les regles Composées à Cet Usage, tirées d’aprés des Suputations prises sur la ligne Equinoxiale avec fondement) [de] pouvoir faire Une Estime Exacte du Chemin que l’on fait Sur mer, par Consequent la Longitude parcourüe dans Un Certain têms.

Comme la machine de mecanique propre à Cet êffet que j’aurois inventée, ainsy que les regles Necessaires à Ce sujet fondée sur la trigonomêtrie, pour resoudre Ce prôbleme Si Utile que recherché par toutes les Nations de L’Europe, qui ont interest au Commerce [2 r] du nouveau monde ; principalement à Celui des Indes orientales et occidentales, à Besoin de protecteur Eclairés Sur toutes les Sciences, pour En Connoître la Consequence & donner par lá a la Navigation sa der.iere perfection ; j’ay Crû Messieurs ne pouvoir mieux faire pour luy donner le jour dans toute son Evidence, et parvenir au But que je me suis proposé pour Cette fin de Vous L’annoncer ; affin que s’il vous plaisoit [d’]en Connoître dans la suite les moyens et l’êffet Demonstrativement prouvé, Vous L’accreditiés de Vôtre Suffrage auprés de Monsge[u]r de Sartines, à qui je me suis adressé le 25.eme du mois der.er pour Ce Sujet, Comme le regardant directement : mais sans Succés ; par lá n’e pouvoir donné à la posterité Ce merveilleux prôbleme, que quantité de scavans et de Navigateurs Eclairés se sont Epuisés à la recherche Sans aucun fruit de possibilité.

L’on sçait que ce que l’on appelle Estime parmi les marins, est le jugement du Chemin que l’on Croit avoir parcourû Sur mer avec le Vaisseau, en suivant Un Certain Rhumb de la Boussole avec Untel Vent ; que C’est Une Chose qui jusques icy est de pratique à tous les Navigateurs de L’Estimer ainsy : mais il doit être aprés [2 v] avoir fait des observations sur les rhumbs qu’il à suivis, des Vents qu’ils ont soufflé, & du tems qui s’est passé pendant qu’il à parcourû Le Chemin d’un Lieu à L’autre ; mêthode la plus ordinaire et la moins suivie de fois, par la qu’elle on Connoît bien que Ce n’est qu’aprés Un grand nombre de Voyage, & plusieurs remarques Exactes que lon peut Estimer L’Etendue du Chemin parcourû dans Un Certain tems, encore ne le sera til qu’a peu près.

D’aprés ce qui Vient d’être dit, on doit Conclure qu’il faut avoir Egard à bien de Choses particuliere pour faire Une Bonne Estime, que partie des navigateurs Negligent Souvent par le[ur] peû de Capacité.

1.o C’est la quantité de Voiles, leur forme & leurs positions diverses.

2.o le Rhumb de Vent que l’on Veut suivre, à quoy il faut ajouter la declinaison de L’aimant.

3.o la diversité et la qualité des Vents.

4.o la quantité du Chemin que le Navire parcourt, & la maniere de le mesurer ; ce que la machine qu’on propose donnera avec justesse, et que L’auteur Croit avoir atteint à sa perfection, du moins etre plus juste que la maniere dont on se sert.

5.o le tems que le Vaisseau Employe à [3 r] parcourir Une Certaine Etendue de Chemin.

6.o la Charge du Batiment et la maniere de le Charger ou Rimer ; à quoy l’on devroit avoir encore Egard à plusieurs Choses aussi Essentielles : mais Celles cy sont les plus à observer.

Il est donc facile d’aprés Ces remarques,

1o de juger qu’un Vaisseau qui aura toutes Ces Voiles au Vent ira plus vite qu’un autre qui n’en aura que la moitié ; quoy que l’on soit obligé d’avoüer qu’a L’Egard de Certains Vents, il y à des Voiles qui sont inutiles.

2.o que le plus habiles pilote se trompe quelquefois, sur le Rhumb de la Boussole qu’il veut tenir pour sa route, à Cause des Courants de la declinaison de L’aiguille aimentée qui se <troue [?]> trouve fort irregulierement tantôt Vers L’Orient, tantôt Vers L’Occident.

3.o la Necessité de remarquer la qualité du Vent, sçavoir s’il est bon ou frais, mediocre ou moins frais, foible ou petit ; C’est à dire de quel Côté il Souffle. Suposant la Connoîssance de la d.te declinaison, on peut aisement Connoître le Rhumb de Vent.

4.o quant au Chemin qu’un navire parcourt Sur mer, C’est la Chose de toutes Celles que l’on à remarqué la plus difficile à Connoître, parce qu’il n’y à point de marque, n’y de regle [3 v] Certaine jusques icy pour pouvoir faire Une Estime Exacte : mais que suivant l’auteur croiroit avoir trouvé par le moyen de la machine mecanique qu’il auroit Composée à Cet Effet.

5.o que joint a la pratique gènèrale, qui doit être Celle d’observer en Ceux de Celles deja dites, par Un grand Nombre d’Experience, qu’un tel Vaisseau fait tant de Chemin d’un tel Vent.

6.o avoir Egard s’il est peû ou Beaucoup Charge, s’il est sale ou Net, & s’il est Egalement bien Suifré.

7.o qu’il Est Certain que le même Batiment, auqu’el on aura depuis peû donné le suifs, et qui ne manquera de rien à sa Charge fera la sixieme partie plus de Chemin, que s’il êtoit sale & destitué de quelque Chose de Son Chargement.

Mais Comme les Calculs astronomiques et Spheriques de même que Ceux de la trigonometrie ne sont pas à la portée de partie des Navigateurs, Bien s’en faut, toutes les nations qui ont inrerest à la Navigation, ont fait Cherché de tout tems des moyens plus Efficaces, & à la portée d’iceux pour Estimer le Chemin avec plus de facilité et de precision, que parcourt Un vaisseau sur [4 r] mer, par quelques machines mecaniques propre à Cet Effet, Ce que l’on n’a pas encore trouvé dans toute son Exactitude jusques-icy, malgré tous les Essais multipliés Et toutes les recherches des plus Scavans navigateurs ; Ce que Messieurs, L’auteur Croiroit avoir trouvé par ses Calculs et la d.te machine, qui demanderoit, s’il plait à L’Etat, sous Vôtre protection en faire L’Epreuve sur Un vaisseau d’estiné à Un Voyage de long Cours sur L’ocean, pour en Examiner toutes les Circonstances et pouvoir Ensuite de ses observations perfectionner Un ouvrage si Utille que interessant à L’Etat & au bien du Commerce maritime ; & par lá Vous demontrer dant toute son Evidence Ce merveilleux prôbleme si recherché.

Il Sera facille de Connoître L’utilité et L’usage de Cette machine & Son Calcul, toutefois dans sa perfection que je demande de mêtre aux frais de L’Etat ; Car elle Sera tres Commode dans toutes les mers, Surtout sur L’ocean oû les tempêtes Sont assés frequentes, ainsi que les Courans et les Vagues qui occasionnent Souvent Un Balancement Extraordinaire au Vaisseau ; phoênomene qui Cause d’ordinaire Une [4 v] grande irregularité à sa Course, & à ne pouvoir faire Une Estime du Chemin juste ; Surtout quant-on est obligé d’aller de la Bouline ; Car alors Suivant La Suputation l’on ne fait pas quelque fois & suivant les Courants, la sixieme partie du Chemin qu’on fairoit dans un autre tems et d’une autre maniere ; à Cet Effet L’auteur observe que la machine proposée ne Laissera aucun doute, oû du moins p[e]û Sur L’Estime qu’on fera en pareil Cas.

Or Un Capne oû pilote Experimenté dans L’art de la navigation, qui faira toutes Ces remarques Exactes Sur Ces Choses particulieres, dont L’irregularité peut lui apporter de L’êrreur dans son Estime pendant le Cours de son Voyage, Comme Sans Contredit, la faira sans doute plus juste que Celui qui n’y auroit point Egard ; Surtout s’il se sert de la machine proposée à Cet êffet, L’on en auroit bien donné icy Lidée : mais on se reserve [de] la Demontrer qu’aprés qu’elle aura êté mise dans la perfection, par L’aide d’un Voyage de long Cours s’il plait à L’Etat & Vous autres Messieurs, <[... ?]> d’en Vouloir faire la demande, pour en [faire [?]] Connoître la Consequence a Monseigneur [5 r] de Sartines.

Qui joint à la Recherche qu’on fait aussi depuis plusieurs Siecles, de pouvoir trouver un horloge oû machine propre pour mesurer Exactement, Le tems qui se passe pendant qu’un Vaisseau Navigue en pleine mer sur un même rhumb de la Boussole ; & que quelque précaution qu’on ait prise pour Celá, on n’a peû encore jusques icy trouver ; par Consequent Estimer qu’á peu prés par L’usage des horloges Usités, dont les pilotes se servent ordinairement. Sur la qu’elle mêthode Le même auteur, donnera ensuite de la deffinition du prôbleme Recherché, & de L’usage de la dte machine La maniere et Composition de L’horloge dans Sa perfection, pour pouvoir faire Une Bonne Estime.

Ainsy Messieurs avec Cette facilité l’on pourra Verifier L’Estime par le moyen et la quantité de horloge, en la maniere ordinaire ; & en observant la Latitude du Lieu du depart et Celle de l’arrivée, par la hauteur meridienne du soleil, non par Estime d’avec la variation d’y Celuy ; & si l’on Croit que quelque Courans oû L’impetuosité de la mer aye fait dérriver le Vaisseau, plus que par L’Estime, ensorte [5 v] que l’on N’aye pas Suivi le rhumb de la Boussole pour la propre route ; on pourra faire L’Estime du Chemin que l’on Croira avoir parcourû, sur Celui trouvé par la dte machine et L’horloge proposé.

La même Chose peut S’observer dans les Voyages de long Cours, oû il se passe quelque fois plusieurs jours sans que l’on puisse observer <les> le Soleil n’y les Etoiles ; desorte que ne pouvant point prendre hauteur, n’y remarquer de qu’el Côté la Boussole décline ; on ne Sçauroit faire L’Estime du Chemin, que par L’Etendüe que l’on Croiroit par le jugement et la Vitesse du Vaisseau avoir fait ; Enfin que jusques icy par la methode ordinaire Usitée dans le Cours de la Navigation, & quelque Experimenté que soit Un Capne ou pilote, et quelques remarques Exactes quils ayent faites ; ils ne peuvent pas dire precisemt ou ils sont sur mer, s’il ne decouvre la terre, ou quelques Choses qui soit rémarquables.

L’on doit Conclure d’apres tout Celá, Messieurs, qu’il est de la dern.re importance à L’Etat ainsy qu’a Une Societé si Respectable, & dont sa Majesté à [6 r] toute Confiance, de Connoître quelque moyens plus Solide que Ceux Usités et Evidents sur la Longitude du Chemin que l’on parcourt sur mer dans Une Certain tems, ou du moins plus prouvable que Ceux dont-on se sert jusques icy pour faire Une Bonne Estime. Que Ce n’est pas assés qu’un pilote sache faire par son jugement et la grande pratique Une Estime Sure à la qu’elle il puisse s’en rapporter, & negliger tout Ce qui à êté observé : Car il doit encore sçavoir ou remarquer les particularités des Causes qui pourroient luy porter de L’erreur ; Comme les qualités du Vent, des Courants, la difference de Chemin, les divers Rhumbs, la hauteur du pôle, la declinaison de l’aimant, le jour et heures &c ; toutes Ces Circonstances Examinées, & aprés avoir fait la Correction de sa route, selon qu’il trouvera L’occasion de prendre la hauteur du Soleil et d’observer la Variation de L’aiguille ; il pourra faire Une Estime à la qu’elle il sera assuré, oû du moins en partie de sa route Car il est du tout impossible de la faire autrement à moins de se Servir d’un moyen plus ressent que Celui pratiqué, pour en Connoître avec plus de precision la justesse, ou qu’il ne decouvre dans le Cours de sa Navigation, et [6 v] même tres Souvent quelque Chose, qui luy face Connoître Le Lieu oû il Est.

D’aprés tout Celá il est à observer Messieurs, que Ce ne sont point de Vaines Speculation que je Viens Vous annoncer, n’y des Choses au dessus de ma sphere ; les moyens que je propose de donner pour ce sujet Seront facile à mêtre en Execution , & à la portée de tous les marins les moins Eclairés dans l’art de la navigations, pour vû qu’ils ayent les principes de L’arithmetique et point dispendieux pour luy donner le jour, ne s’agissant que de la seule depense d’un Voyage de long Cours sur L’ocean, que je demande à Ce digne Ministre [de] faire, sur les Vaisseaux de sa majesté ou de la Compagnie des Indes, pour en faire Laissés aux depens de L’Etat ; maudique Somme pour L’arreter à ne vouloir point Connoître L’êffet de la machine annoncée, dont L’utillité sera toujours Reconnüe aprés L’Examen fait plausible, ainsy que les regles En dependant de même que l’horloge propre à Ce sujet.

Messieurs, quoiqu’il paroîsse que l’Esprit humain se soit Epuisé à la recherche d’un nouveau moyen plus solide que Celui Usité jusques icy, pour mesurer L’Espace que parcourt dans un Certain têms Un Vaisseau Sur mer, avec plus de precision et de justesse ; [7 r] & que tout paroit si opposer. Inconstance des Vents, irregularité des Courants, Varieté de L’Eguille aimentée, diversité de têms et autres divers êffets qui peuvent resulter du Concours de tant de Choses irregulieres et journalieres que l’on rencontre dans le Cours de la Navigation ; qui en les Considerant à la Verité, semble impossible d’y tourner plus Ses pensées : mais qu’elqui soit Experimenté dans L’art, & qui observera toutes Ces particularités diverses, joint à la Machine proposée, Une fois mise en sa perfection, trouvera moralement qu’on peut faire Une estime Exacte ; puisque s’on precepte est fondé sur la navigation gêometrique, Conformement à L’usage des triangles rectilignes et spheriques, qui est la plus parfaite de toutes ; ainsy je puis sans ostentations et avec fondement avancer, que tout est possible à L’homme lorsqu’il à du principe & qui Entreprend ; tout Ce qui paroit absurde et i’nanime lui devient facille, & obeir à son industrie et à ses talents, lorsque le sujet est bien medité.

Comme je ne doute point que la d.te Lettre et le memoire y joint, ne soit parvenû à la Connoîssance de Monseigr de Sartines ; & que je prêsume qu’il n’y à que mon Etat qui puisse le porter à ne vouloir faire Usage de [7 v] mes talents, n’y Connoître les moyens possible de Ce que je prend la Liberté de vous annoncer ; j’espere que [vous] voudrois bien Messieurs, (si la Chose est digne de Vôtre attention, Comme je le pense,) lui faire observer En y faisant la demande & L’Execution de Ce projet ; que quelque objet que je puisse-être Eû Egard au bien de L’Etat, à Celui du Commerce et de la Navigation : aucun prêjugé ne doit faire impulsion Sur sa Grandeur d’ame, Encore moins L’arreter L’orsqu’il sagit d’un bien gènèral ; Surtout pour Une Chose aussi Utille que necessaire à la marine, ou tant de personne ont travaillé à la recherche de Ces moyens.

Cette Consideration, jointe à la necessité de pouvoir trouver Un moyen Efficace sur Un prôbleme si Utile que desiré ; me persuade Messieurs, que ce digne Ministre à Vôtre Sollicitation, si [vous] voulois bien vous en rendre Les protecteurs, & dont toute L’Europe Vous Sera redevable des prêmices de Ce grand ouvrage, que je Croirois avoir atteint toute fois aprés en avoir fait quelques essais, ainsy que j’ay L’honneur de vous Exposer ; pourra Le determiner et fixer pour quelque moment son attention, sur Ce que je [8 r] prend la Liberté de luy Ecrire par le même ordinaire ; qu’en Consequence il Voudra bien m’accorder la grace que je luy demande pour Cette fin, d’autant plus que mon Emulation n’a pour But que le Bien de L’Etat, auqu’el il tourne toutes Ces pensées ; & par lá de pouvoir par mes Services meriter du Souverain ma pre.ere Rénommée, que la Malignité de mes oppresseurs m’ont si injustement Ravit, ainsy que Vôtre protection.

D’aignés Messieurs me L’accorder, & Engage Monseigr de Sartines que je travaille à Ce projet si interessant à la marine ; duqu’el Vous ne serois point déchû Sur l’attente du succés que je puis Vous en prômetre, aprés la Verification faite : Lequ’el je ne sçaurois voir sans regret & douleur s’il en arrivoit autrement, soit pour le peû de Cas de mes soins & veilles dont [je] me suis absorbé pour trouver les moyens possible de Cette recherche qui devient infructueuse ; que pour ne pouvoir Contribuer à donner à la posterité Un prôbleme si desiré, ainsy qu’a Vous autres Messieurs, dont la Chose merite Consequence et de Vous être Connû dans toute Son Evidence.

[8 v] Comme Ce projet Vous regarde directement, j’espere par le zele qui vous anime à Concourir au bien de L’Etat, que [vous] voudrois bien Engager Ce digne Ministre en ordonner L’Execution, affin que je puisse mêtre sous Vos yeux Un projet digne de la posterité ; me promêtant qui ne sera pas tout à fait indigne de Vôtre attention, si vous Luy demandés quil y travaille. N’ayant tant à Coêur que de Vous marquer mon zele et attachement avec le qu’el je suis.

Messieurs. Votre tres humble et tres obeisst Serviteur

Volaire Lainé geôgraphe

Au MartigueLe 17 aoust 1777.

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Contenu

Déclare avoir inventé une machine permettant de mesurer la distance parcourue en mer, accompagnée d’une horloge déterminant la durée de ce parcours. Souhaite que ses travaux soient expérimentés. A écrit à Sartine à ce sujet « le 25.eme du mois der.er  » [i. e. le 25 juillet 1777] ». Il ne lui a pas répondu. Souhaite par conséquent que l’Ads approuve ses travaux et intervienne auprès de Sartine.

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