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Notice
Identification et lieu de conservation
IDC2248
TitreCONDORCET à Correspondant non identifié - [1791 ?] (Paris, Bibliothèque de l’Institut de France / Ms 875, f. 382-383)
Document de référenceOui
Statut éditorialLettre retenue
Nature du documentBrouillon
Lieu de conservationParis, Bibliothèque de l’Institut de France
CoteMs 875, f. 382-383
Intervention(s)
Expéditeur(s) et destinataire(s)
Instrument d’écriturePlume trempée dans l’encre noire
Dates
Datation[1791 ?]
Travail de datation achevéNon
Textes
Incipit

Lorsque vous avez été approché, Monsieur, à l'assemblée des états généraux

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Transcription

[382 r] Lorsque vous avez <sembl> été appele, Monsieur, à l’assemblée des etats generaux, <j’avais depuis> <j’avais [... ?]> notre liaison etait deja ancienne. Nous avions les mêmes principes, et presque les mêmes opinions. Occupés tous deux <presque> a des moyens d’etablir sur une baze inebranlable l’edifice du bonheur <nationale> national, sur celle de l’egalite, nous avons defendu la <liberté> même cause sans presque nous rencontrer et après deux ans d’orages nous nous retrouvons avec les mêmes principes, les mêmes opinions, le même sentiment d’estime reciproque.

Nous avons vu passer ces <fu> ombres fugitives

fantomes de Cesars eleves sur nos rives

[382 v]

Tombant du haut du trone en l’eternel oubli

ou leur nom d’un moment se perd enseveli.1Cf. Voltaire, Irène¸ Acte II, Scène I, à ceci près que Condorcet écrit Cesars – dont Voltaire fait en réalité intervenir le nom juste après dans un autre vers – à la place d’empereurs.

et nous sommes restès ce que nous etions, legislateurs ecrivains ou journalistes nous avons gardé l’independance de nos pensees et de notre conscience, et nous restons debout {debout} au milieu des debris de <tant de> ces colosses, <dont le projet> erigés et brisés par le peuple facile à seduire <et [?]> mais <facile> promt à se detromper.

<Vous savez, Monsieur que je> Je suis convaincu que <l’etablissement> le salut de la France depend du maintien de la constitution decretée, et si je <la> ne l’avais pas cru aurais-je accepté une place qui m’obligeait a prêter le serment de la maintenir. Sous l’ancien [383 r] regime lors qu’un simple citoyen n’etait rien, j’etais un simple citoyen et je me trouvais à ma place. Sous la nouvelle constitution en n’etant rien je ne me serais pas <trouvé> cru deplacé, et il y a peut-être plus d’orgueil que de modestie dans cet aveu.

Vous savez que long tems avant la revolution je regardais comme absurde la doctrine qui <s> ne fondait la liberte que sur la lutte continue des pouvoirs sociaux. <Vous savez que j’ai soutenu> Vous savez que l’unité du corps legislatif etait pour moi une opinion <favorite> sacrée dans le tems ou quels2Lire quelques. uns des auteurs de la constitution la traitaient comme une absurde reverie. Vous savez que peut etre <che> j’ai contribué a faire de cette doctrine celle de la nation, et peut etre n’ai je 3A gauche de ce mot et de ceux qui suivent sur la même ligne, jusqu’à la rature, figure un signe de renvoi sans contenu.jamais gouté un sentiment <plus> de plaisir plus vif qu’au moment ou j’ai pu esperer que nous echaperions à l’intrigue, a la corruption de la constitution anglaise.

[383 v vierge]
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